L’art de vivre un sevrage sainement

Par Migraine Québec • Le 13 mars 2018


Témoignage de Yves Castonguay
Membre de Migraine Québec

J’avais de la douleur tout le temps. J’étais effrayé de voir ma qualité de vie se dégrader. J’ai cherché des informations afin de réduire mes douleurs de migraines. Mon médecin était d’une source intarissable d’informations. J’ai orienté mes recherches sur la céphalée d’origine médicamenteuse (COM, MOH en anglais). L’article « Management of medication overuse headache » du site BMJ.com m’a grandement aidé à me préparer au sevrage.

J’ai fait les démarches pour revoir mon neurologue traitant. Je lui ai expliqué mon état : 29 jours de migraines par mois avec 33 doses de Zolmitriptan, grande fatigue, incapacité de me concentrer au travail la moitié du temps, sommeil perturbé et épisodes de découragement. Il m’a prescrit 3 mois d’arrêt du travail pour un traitement en 3 phases. La première phase consistait en 2 semaines de repos avec prises d’analgésique et de Zolmitriptan au besoin.

Pendant la deuxième phase, d’une durée de 15 jours, prise de prednisone avec arrêt de tout analgésique et de Zolmitriptan. Au cours de la troisième phase, j’étais en convalescence, sans aucune prise d’analgésique et de Zolmitriptan pendant 2 mois. J’étais content d’avoir ce temps d’arrêt. Je n’ai pas ressenti de culpabilité en m’absentant du bureau. Le soutien du groupe d’entraide Migraine Québec m’apporté confiance et sérénité.

Depuis la vingtaine, j’ai essayé une multitude de médicaments préventifs sans vraiment de succès. Le Zolmitriptan, combiné à de l’ibuprofène, m’a grandement aidé à demeurer fonctionnel de la trentaine à la cinquantaine. Toutefois, l’ibuprofène provoquait des chutes d’énergie invalidantes. Pour me soustraire des migraines, j’ai entrepris avec succès un sevrage de l’ibuprofène, mais à partir de ce moment, j’ai consommé davantage de Zolmitriptan.

Je n’étais pas à mon premier sevrage de médicament. À 42, puis à 43 ans, j’ai tenté un sevrage de tout médicament, mais sans succès. Mais, cette fois, à 51 ans, j’ai mis le paquet. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai fait appel à un acuponcteur, à une psychothérapeute ainsi qu’à un massothérapeute.

J’ai entrepris des séances d’acupuncture dès le début de mon congé de maladie à raison d’une séance par semaine pendant 20 semaines. J’ai poursuivi de façon occasionnelle par la suite.

J’avais commencé des séances de psychothérapie avant mon congé de maladie, et je les ai poursuivies 6 mois après mon congé. J’ai apporté des changements dans ma vie : prendre des pauses au travail, éviter mes déclencheurs alimentaires (chocolat, aliments ultra-transformés) et mieux me préparer au sommeil. Ces changements furent salutaires.

Je bénéficiais des séances de massothérapie avant mon sevrage, mais j’en profite davantage maintenant, car ils m’apportent une plus grande relaxation.

Je pense que mon cerveau n’a pas de frein. Si je fais une activité un peu trop stimulante après le souper, ma qualité de sommeil est affectée et la migraine suit. Différentes techniques de relaxation, telles le training autogène et la méditation pleine conscience, ralentissent mon activité cérébrale. Je fais régulièrement de l’exercice physique (vélo, badminton, 7 minutes Workout) et je pratique des techniques d’étirement pour la nuque.

Avant de débuter le sevrage, j’ai bâti la stratégie suivante pour contrer la douleur :

Douleur légère
Hydratation, techniques de relaxation, exercices aérobiques, massage, activités qui me font plaisir

Douleur modérée
Travaux physiques qui n’exigent pas de concentration, sommeil, bain, m’allonger, méditer sur le pourquoi de cesser la médication, activités qui me font plaisir

Douleur intense
Dormir, pendre un bain, marcher, faire du vélo, aucune responsabilité, anti-nausée, changer d’activités très fréquemment

En cas de découragement

Parler : psychologue, ligne d’écoute, ami, épouse, enfant

Dernier recours : appeler mon médecin

J’ai noté quotidiennement mes migraines, leur intensité (0 aucune, 10 extrême) et leur durée pour mieux suivre leur évolution. Cela m’a grandement aidé à demeurer objectif et à constater les progrès.

Dans la phase 1 – repos avec médication contre la migraine, j’avais en moyenne une migraine d’une intensité de 5 /10 pour une durée moyenne de 6 heures par migraine sans aucune journée sans migraine.

Dans la phase 2 – traitement avec Prednisone, j’avais des douleurs tous les jours (durée moyenne de 10 heures) mais pas très intenses (moyenne de 3/10).  Avant le traitement, je me sentais très stressé et anxieux, car je craignais la douleur et les effets secondaires de la Prednisone. Si les effets secondaires de ce médicament étaient tolérables, la qualité de mon sommeil fut toutefois perturbée.

Dans la phase 3 – convalescence (aucun médicament), la douleur intense s’est présentée dans les jours suivant l’arrêt de la Prednisone. Mes techniques de divertissement et d’acceptation ont fonctionné. Je me répétais « Je fais toute cette démarche pour un mieux-être ».

Dans les deux mois qui ont suivi, j’ai eu en moyenne une migraine intense par semaine. Dix jours après l’arrêt de la Prednisone, j’ai commencé à avoir des journées sans migraine.

Après le début du sevrage, j’ai obtenu en moyenne :

  • Au 2e mois, 3,8 jours sans migraine par semaine;
  • Au 3e mois, en moyenne 4,8 jours sans migraine par semaine;
  • Au 4e mois, en moyenne 5 jours sans migraine par semaine;
  • Au 5e mois, en moyenne 5.2 jours sans migraine par semaine.

J’ai eu également une migraine intense de 7 à 8 sur 10 par 2 semaine.

Depuis le 4e mois du sevrage, je prends une très petite dose de médicament préventif, soit 10 mg de Nortriptyline.

Je constate maintenant qu’il est plus facile de travailler sans supporter de la douleur. Je m’offre des pauses régulières au bureau. Je sors dehors pour changer d’air, pour bouger et pour relaxer. Dans les minutes qui suivent, je constate tout le bienfait que cela me procure. J’adapte mon quotidien en fonction de mon état. Je ne suis plus anxieux à l’idée d’une migraine.

Mon père et ma grand-mère étaient migraineux. Dans les deux cas, la migraine a disparu vers l’âge de 60 ans. Mon histoire familiale m’a influencé, puisque qu’elle m’a donné l’espoir de m’en sortir.

Avant le sevrage, l’arrêt de Zolmitriptan me paraissait impossible. Pendant des années, j’avais essayé d’espacer les doses, mais sans vraiment de succès. Pendant mon sevrage, j’ai eu quelques épisodes de découragement : la relecture de mon calendrier de migraine des mois précédents mon sevrage m’a convaincu de repousser au maximum la prise de Zolmitriptan. Si le sevrage n’a pas éliminé toutes les migraines, les résultats positifs du sevrage ont changé ma vie.

Après 6 mois, j’ai repris deux doses de Zolmitriptan pour éliminer deux migraines sévères. Je compte en prendre le moins possible. Toutefois, le retour au travail demeure un défi. Pour y arriver, je gère les priorités et parfois je me déplace dans une salle de réunion inoccupée pour faciliter ma concentration. Je suis déterminé à persévérer car j’ai une preuve tangible que les changements apportés à ma vie sont bénéfiques.


12 réponses à “L’art de vivre un sevrage sainement”

  1. Avatar Marie Guertin dit :

    Merci Yves pour ton récit détaillé, c’est inspirant. Je recherche actuellement comment diminuer les triptan. Je vais lire l’article dont tu parles.

  2. Avatar Sylvie dit :

    Merci je suis présentement à vouloir faire un sevrage du zomiltriptan.je fais des migraines rebond , que faire?

  3. Avatar Lise dit :

    Je vous félicite pour votre volonté ,je dois le faire moi aussi mais je tarde tout le temps,mais vous êtes un exemple pour moi!et je vais le faire avant l,été car je n,en peux plus,merci de me donner ce coup de pieds dont j,avais de besoin,,et continuer d,aller bien vous le meriter,,,

  4. Avatar Veronique dit :

    Je suis en plein dans la phase 2 avec la prednisone. Difficile de résister à prendre quelque chose dans la pharmacie pour enlever ce mal qui ne me quitte plus depuis 2 jours. La lecture de votre article m’a rappelé pourquoi je le faisais et je souhaite que les journées à venir soient moins pires.

  5. Avatar Marie dit :

    Bonjour Yves, ton témoignage m’avais beaucoup inspiré et j’ai commencé des démarches de sevrage de triptan de mon coté. Le suis passée de 17 jours avec prise de triptan en janvier à 6 jours avec prise de triptan en avril. Je n’ose pas crier victoire. Ça m’est tellement arrivé souvent d’avoir des répit et de penser que tout est réglé. Mais il me semble que ça va mieux. J’ai eu 61 ans aussi, possiblement que ça aide. J’attend quelques mois encore pour pouvoir dire que je suis passée de migraineuse chronique à migraineuse épisodique

  6. Avatar Anonyme dit :

    Bonjour, je suis arrive sur ce site car un medecin qui pique au botox pour les migraines m a suggere d aller me renseigner sur ce site afin qu il puisse repondre a mes questions. Je vous encourage tous a continuer votre sevrage si le temps en est venu pour vous. J ai 54 ans et je prend des pillules pour les migraines depuis plus de 26 ans. Ouff!! Dernier remede du Zolmitriptan. J ai cesse depuis 2 semaines et quelques jours. Toute seule sans l avis d un medecin. J ai eu tres peur de faire une crise cardiaque. Voila pourquoi j ai cesse ce medicament. Je ne prend plus rien et ne veut prendre plus rien. Ce n est pas facile et lorsque j ai la migraine je prend un ou deux sacs gel sorti du congelateur et je me le place ou ca fait mal. J arrive a m endormir et parfois le lendemain je n en ai plus. Attention ne vous dites pas que ca ne doit pas etre une grosse migraine. Je vous ai dit que j en faisais depuis 26 ans et plus. Je suis contente de moi et je prie Dieu de m aider encore dans ca. Avant je ne songeais meme pas a ne pas en prendre car je croyais que la tete allait me sauter. Maintenant je gele le mal, la migraine avec ces sacs gel. Peut-etre qu avant j en avais pas l energie ou il me paraissait inconcevable que je puisse tout arreter par peur que la tete me saute. 2 semaines a ne plus rien prendre comme je remercie Dieu pour cela de m avoir donne la force de continuer. Faut dire que je n ai pas de travail alors j imagine que ce doit etre tres difficile lorsque les gens travaillent a l exterieur. Je vous encourage a le faire un jour car il est tres dangereux de prendre des medicaments a long terme. Je me soigne aussi avec des tisanes anti-migraine que je me fais moi-meme. Vous en trouverez de toute les sortes sur internet. Merci je vous aime et merci d etre la pour tous les gens migraineux. Ce temoignage me reconforte beaucoup et me dispose a continuer afin de ne plus jamais en ressentir car la vie est penible lorsque l on a des migraines a toutes les semaines. Bravo a ceux qui commenceront leur sevrage.

  7. Avatar Julie Dionne dit :

    13 octobre 2018 a 15 h 12 signe Anonyme c est moi Julie et si vous voulez commenter sur ce que j ai ecris et bien il me fera plaisir de vous lire. A+.

  8. Avatar Isabel Suisse dit :

    Bonjour
    Je vois quoi y a des cas comme moi. Je suis migraineuse depuis mes 18 ans et je suis à 24 Tristan par mois et j en ai marre. 90% de mes migraines se passe pendant ou au réveil. Bonjour mes nuits et surtout maman de 2 enfants. Actuellement j ai déjà bientôt 40 ans et j arrive pas en passer. J ai expliqué à mon médecin que tout est dans mon sommeil avec mes cauchemars angoissés et le matin boum : raideur dans le corps fièvre et mal de tête. Il veux me donner des anti depresseur et j hésite. J ai pas envie de tomber dans un cercle infernal et qui va s occuper de mes enfants… si quelqu un peux m aider . MERCI

    • Louise Houle, Coordonnatrice Louise Houle, Coordonnatrice dit :

      Nous comprenons tout à fait votre détresse. Si vous prenez trop de triptans et que vous avez des céphalées médicamenteuse, il faudrait en parler à votre médecin pour voir si un sevrage serait approprié pour vous. Entre temps, si vous avez besoin de support, je vous suggère de devenir membre du groupe d’entraide fermé sur Facebook qui s’appelle « Partage Migraine Québec » : https://www.facebook.com/groups/312758085805229/
      C’est un beau groupe chaleureux de gens comme vous qui cherchent de l’information, du soutien, des trucs et astuces pour mieux vivre avec les migraines et céphalées.
      Si vous êtes à Montréal, à Québec ou dans les Laurentides, nous avons aussi des rencontres d’entraide en personne. De plus, vous pouvez poser des questions à notre infirmière au besoin. Voir Céline Lambert sur notre site Web.

  9. Avatar Mélanie dit :

    Bonsoir à toutes et à tous,
    Je m’appelle Mélanie, j’ai 37 ans et je vis en Suisse. J’ai commencé à avoir des migraines chroniques avec aura après l’arrêt de l’allaitement de mon premier enfant qui a maintenant 6 ans. Mes migraines durent en moyenne entre 6 à 10 jours .. Parfois, j’ai deux ou trois jours de répit puis les douleurs reprennent. Je suis suivie par une neurologue renommée. Au départ, j’ai mis les pieds au mur lorsqu’elle m’a proposé des traitements de fonds pour diminuer la prise trop importante d’anti-inflammatoire (Méfénacid) et de triptan (Zomig, maxalt, ménamig, …. Malheureusement, mes essais avec la prise de vitamines B2 à haute dose n’a pas réussi, le magnésium 2x/jour ne soulage pas non plus mes douleurs.
    Lorsque je suis tombée enceinte de mon deuxième enfant, une petite fille de 3 ans maintenant, mes migraines ont cessés mais sont revenues, comme avant, après l’arrêt de l’allaitement. Depuis 3 ans, je me suis résignée à prendre des traitements de fonds (Lamictal, anti-épiléptique, Sarothen, antidépresseur, motilium, anti-vomitif et Dalmadorm pour me permettre de dormir). Je suis entrée dans un cercle infernal… les effets secondaires sont importants (perte de mémoire, fatigue, épuisement, bouche asséchée, etc.).
    J’ai travaillé pendant plus de 15 ans dans l’éducation spécialisée (handicap, jeunes en rupture, toxico-dépendants) puis dans l’enseignement spécialisé auprès d’adolescents souffrant de troubles du comportement et de la personnalité. Des contextes violents mais un métier qui me passionne. Malgré mes douleurs intenses, j’allais travailler. Je m’occupe également de mes deux enfants et gère une bonne partie du ménage. Mon mari est directeur de sa société et travaille énormément. Il essaie de me soutenir au mieux mais je reste consciente qu’il n’est pas évident de vivre avec une personne souffrant de migraines chroniques…
    En parallèle à mes engagements professionnels, j’ai fondé une Association, Terre des Sourires, basée à Genève, mon premier bébé. Nous sommes actifs au Laos dans le domaine de l’eau. Une vraie passion. Après 5 ans en tant qu’enseignante spécialisée au sein d’une fondation qui accueil des enfants placés par le Service de la protection de la jeunesse, la direction a mis fin à mon contrat suite à un congé maladie prolongé. Ma neurologue m’y avait contrainte. Elle savait que je n’avais jamais manqué un jour de travail et que j’étais désormais dans un état d’épuisement … Elle a donc contacté mon mari en lui disant de me protéger et d’appeler mon directeur pour l’informer de mon arrêt. Je précise que j’avais été sujette à du mobbing par une nouvelle collègue avec qui je devais collaborer et ce durant ma dernière année au sein de cette structure. J’ai gardé cette histoire sous silence durant tout ce temps … mais une fois mon contrat rompu, j’ai eu le besoin d’en informer mon directeur, le seul moyen pour moi de tourner positivement la page. Depuis, je me consacre entièrement à mon Association. Mais c’est dur… ma difficulté de concentration, erreurs d’inattentions, etc. rendent mes tâches difficiles… Je dois gérer beaucoup de chose, je ne peux pas me permettre de me mettre au lit lorsque je vais mal car sinon mon projet ne peut pas avancer et surtout je dois assumer toutes les tâches liées à mes enfants (mes rayons de soleil). J’arrive toujours à rester positive, à sourire même quand mes migraines sont à 8/10 … je pousse mes limites à l’extrême et j’avoue être exténuée….
    J’ai décidé il y a plusieurs semaines d’arrêter ma médication. J’ai commencé par diminuer le Lamictal, je suis passé de 125 à 100, un premier pas. J’en ai informé ma neurologue, elle a parfaitement compris mon envie de tout stopper. Mais elle m’a bien mise en garde de leur faire progressivement. En reprenant mon dossier depuis 2013 (carnet de migraine) il n’y a aucun doute sur la source de ces migraines chroniques. Elles sont hormonales (migraines cataméniales). Nous avons tout essayé. Pilule en continue, Sterilet (j’ai fait une infection et on a du le retirer), arrêt des règles par un médicament et application de gel d’ostrogène. J’ai fait une réaction neurologique grave avec paralysie de la moitié du visage.. Arrêt d’urgence de ce traitement.. Bref… voilà dans les grandes lignes où j’en suis
    Depuis 1 semaine ma migraine ne me lâche pas. Je vais monter à cheval le plus souvent possible, je médite, je fais des balades à vélo, .. Ces activités me font beaucoup de bien mais ne calment pas mes crises..
    J’ai découvert ce site ce soir.. désespérée et ne pouvant rester seule au lit avec ma douleur (mon mari dort profondément à mes côtés) j’ai lu avec beaucoup d’émotion le récit d’Yves. Pour ne pas vous mentir, j’ai pleuré .. et mes larmes coulent encore.. Je m’excuse d’avance pour les nombreuses fautes d’orthographe que je dois avoir fait mais j’avais besoin de partager avec vous ce que je vis .. Ce qui est sûr à présent, tous les messages que j’ai pu ire me conforte dans mon désir de stopper ma médication.
    En collaboration avec ma gynécologue, ma neurologue m’a prescrit un autre mode de contraception, la cérazette en continue.. bilan dans un mois, je croise les doigts.
    En tout cas, un immense merci à Yves pour son partage et à vous toutes et tous également. Je me sens moins seule dans cette maladie qui représente un réel handicap …

    • Avatar Marie-France Lemire dit :

      Bonjour Mélanie,
      On sent bien la souffrance physique et sociale dans vos propos. Votre discours raisonne assurément pour plusieurs migraineux fréquents ou chroniques. Quand la migraine fait partie de notre quotidien, elle devient envahissante et nous empêche de réaliser tout ce que l’on voudrait réaliser bien souvent. Vous avez bien expliqué dans votre témoignage ce dilemme auquel font souvent face les migraineux fréquents ou chroniques : vivre avec la douleur au quotidien ou vivre avec les effets secondaires de la médication prophylactique. Certains réussissent à trouver un bel équilibre entre les deux et restent fonctionnels alors que d’autres non. C’est là qu’une décision doit être prise, idéalement, avec la collaboration de son médecin, comme vous le faites actuellement. Évidemment, le soutien des proches est indispensable. J’espère que vous avez de la famille qui pourra vous aider avec vos tâches domestiques le temps que votre corps s’habitude au changement de médication. Vous vous apprêtez à vivre un grand changement.
      Que diriez-vous d’avoir le soutien d’une communauté de migraineux pendant cette transition? Connaissez-vous le groupe de soutien Facebook Partage Migraine Québec? Il s’agit d’un très beau groupe de soutien fermé (donc les échanges restent privés dans le groupe) entre migraineux. On y trouve du soutien, des échanges de trucs et astuces, du partage de vécu, des réflexions et j’en passe. Si le coeur vous en dit, venez nous rejoindre sur ce groupe. Peut-être saurons-nous vous accompagner à travers ce défi.
      Au plaisir de vous y retrouver!
      Marie-France, bénévole pour Migraine Québec

  10. Avatar Yves Castonguay dit :

    C’est touchant de lire vos messages. Nous vivons une situation de santé très particulière. Le soutien entre-nous est réconfortant. Je vous invite à participer au webinaire du 9 novembre 2019 Reduire la migraines grâce à un sevrage de médicaments.

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