Quand les nouveaux médicaments pour le CGRP seront-ils couverts par les régimes d’assurance-médicaments publics au Canada?

Par Migraine Canada • Le 23 décembre 2019


Par Dre Leroux et Dre Eghtesadi

Nous suivons l’arrivée au Canada des anticorps inhibiteurs du CGRP (Aimovig et Emgality).

Voici quelques commentaires concernant l’accès et la couverture.

À quoi ressemble le système d’assurance-médicaments au Canada?

Pour payer leurs médicaments, les Canadiens comptent sur des compagnies d’assurance privées (régimes souvent offerts par leur employeur), sur des systèmes d’assurance publics ou sur leurs propres ressources (aucune assurance).

Selon les estimations, 60 % des Canadiens sont couverts par des assurances privées, 30 % par des régimes publics et 10 % ne sont pas couverts. Les chiffres varient d’une province à l’autre.

Les régimes privés varient grandement, même pour différentes personnes au sein d’une même entreprise.

Les régimes privés couvrent-ils les anticorps inhibiteurs du CGRP?

À l’heure actuelle, certains régimes privés remboursent les anticorps monoclonaux inhibiteurs du CGRP, souvent de façon partielle. Bon nombre de couvertures sont de l’ordre de 80 %. Pour une dose au coût de 540 $, une personne devra donc verser 108 $ par mois. Les programmes de soutien aux patients proposés par les pharmaceutiques (Novartis, Eli Lilly) pourraient rembourser la différence pendant un certain temps. Cette partie des coûts est appelée la quote-part.

** Si vous payez un montant supérieur à 540 $ par dose pour Aimovig ou à 625 $ par dose pour Emgality, c’est en raison des frais supplémentaires, comme les frais de pharmacie. Cet aspect sera traité à part à un autre moment.

Les régimes publics provinciaux couvrent-ils les anticorps inhibiteurs du CGRP?

Pas pour le moment. Les régimes publics suivent les recommandations de l’INESSS, une institution publique qui évalue la valeur des médicaments. La tâche de Santé Canada est de s’assurer que les médicaments sont sécuritaires et efficaces. L’INESSS vérifie leur rentabilité, c’est-à-dire si leur remboursement vaut la peine du point de vue de la santé publique.

L’INESSS fait une recommandation. Ce processus très sérieux est mené par des équipes de spécialistes. Le point de vue des patients est le bienvenu. Migraine Canada et Migraine Québec ont soumis un rapport sur l’erenumab ainsi que des éléments de détail sur ce que signifie vivre avec des migraines à l’adresse [email protected]. (Merci à toutes les personnes qui ont participé à notre sondage!) Les responsables se penchent sur les résultats du médicament, sur les incapacités et les coûts associés à la maladie, et ils observent si le médicament a une réelle valeur pour les gens et pour la société.

Pour en savoir plus sur l’INESSS : https://www.inesss.qc.ca/

En définitive, la décision appartient aux gouvernements provinciaux.

Quand la décision sera-t-elle rendue publique?

L’INESSS recommande de ne pas inscrire AIMOVIG sur la liste des médicaments du Québec pour des raisons économiques. Cependant, il est important de noter que le comité scientifique de l’INESSS a reconnu la valeur thérapeutique d’AIMOVIG pour le traitement prophylactique de la migraine.

La prochaine étape repose sur des négociations entre le gouvernement et les compagnies pharmaceutiques à propos des coûts pour les régimes publics (la RAMQ au Québec). La décision devrait être rendue au début de 2021. Certains pays dotés d’un régime d’assurance-médicaments (le Royaume-Uni et l’Australie) ont déjà décidé qu’ils ne rembourseraient pas Aimovig.

Les anticorps monoclonaux inhibiteurs du CGRP semblent efficaces pour certaines personnes. Pourquoi ne seraient-ils pas couverts?

Cette question en est une d’optimisation des ressources (un rapport coût-efficacité). La migraine est une maladie stigmatisée et invisible. Ses répercussions sur la vie sont souvent sous-estimées. Ses coûts sociétaux sont aussi sous-estimés. Des recherches le démontrent. Il peut être difficile d’établir la pleine valeur du traitement. De plus, la migraine est très courante (une personne sur dix, au minimum), et le fardeau sur le système public serait plus important que dans le cas de maladies rares comme la sclérose en plaques (une personne sur mille).

Cette décision aura-t-elle d’autres conséquences?

 Oui. Voici certaines conséquences possibles :

  • Cette décision enverra un signal fort pour l’évaluation de l’ensemble de la catégorie des anticorps inhibiteurs du CGRP. D’autres anticorps inhibiteurs (Emgality, Ajovy) pourraient être évalués de manière similaire, car les résultats des études et les coûts se ressemblent.
  • La décision publique pourrait influencer des assureurs privés qui couvrent actuellement Aimovig. Ces assureurs pourraient décider de réduire leur couverture.
  • La décision pourrait toucher les patients qui reçoivent actuellement un soutien financier dans le cadre des programmes de soutien aux patients de Novartis et d’Eli Lilly. Ce soutien est offert dans l’attente de l’établissement d’une couverture à long terme. Si les régimes publics décident de ne pas offrir de couverture, les programmes de soutien aux patients pourraient décider de ne plus soutenir les personnes couvertes par ces régimes publics (bien entendu, il ne s’agit là que d’une hypothèse).

En cas de décision positive, la couverture d’Aimovig sera-t-elle étendue à toutes les personnes aux prises avec des migraines?

Non.

À l’heure actuelle, les programmes de soutien aux patients pour Aimovig et Emgality offrent une couverture aux patients ayant au moins huit (8) jours de migraine par mois et présentant au moins deux (2) échecs de traitements préventifs administrés par voie orale (amitriptyline, bêta-bloquants, topiramate, etc.) pour une période d’essai de trois (3) mois.

Dans le cas des personnes aux prises avec des migraines qui ne répondent pas aux critères mis de l’avant par l’INESSS, la RAMQ déciderait probablement de ne pas rembourser ces nouveaux médicaments. Cette position serait probablement justifiée, dans la mesure où les anticorps monoclonaux inhibiteurs du CGRP sont coûteux, et que des options traditionnelles pourraient fonctionner pour un bon nombre de personnes. Les Canadiens qui souffrent de migraines et qui disposent d’une assurance publique devraient donc payer le médicament de leur poche ou souscrire à une assurance privée complémentaire.

Que puis-je faire pour me faire entendre? Comment dire au gouvernement et aux autorités que la migraine est une maladie grave et que les traitements devraient être accessibles?

Nous avons étudié la possibilité de préparer une pétition en ligne et de l’envoyer aux ministères de la Santé des différentes provinces. Comme l’INESSS est financé par la province de Québec (dans les autres provinces, l’organisme analogue est l’ACMTS), l’idée de faire pression auprès du gouvernement provincial est certainement défendable. Après une vérification sur le web, nous avons constaté que les gouvernements n’acceptent pas les pétitions en ligne. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre à propos de la défense des intérêts dans le monde de la migraine et de la céphalée. Considérant que nous n’avions aucune association nationale avant 2018, on peut affirmer que nous faisons des progrès!


24 réponses à “Quand les nouveaux médicaments pour le CGRP seront-ils couverts par les régimes d’assurance-médicaments publics au Canada?”

  1. Avatar Catherine Duval dit :

    Le Airmovig et le Emgality me permette d’avoir une certaine qualité de vie même si je ne peux avoir aucune activité sociale mais je peux voir la lumière et vivre. J’ai recommencé à vivre malgré mes limitations et je vais retourner au travail dans un environnement adapté à mes migraines car j’ai passé de 30-35 migraines par mois à 15-20

  2. Avatar Stéphane dit :

    Est-ce que Aimovig ou emgality sont de bons rx pour les céphalés de horton ?

    • Louise Houle, Coordonnatrice Louise Houle, Coordonnatrice dit :

      Emgality peut traiter les céphalées de Horton épisodiques. Parlez-en à votre médecin ou spécialiste.

  3. Avatar Martine Paquin dit :

    Depuis que je prend Aimovig, les fréquences de mes migraines ont diminuées de 20-30 crises par mois a 5-7 crises. ce que ça représente pour moi c,est avoir une qualité de vie quasi normale. Voir la lumière du jour, être capable de passer une journée sans avoir mal aux cheveux littéralement!!! Quand juste respirer fait mal et te donne mal au coeur… et que dire d’avoir a parler pendant une migraine… Aimovig me permet d’être présente pour mes enfants!!! Je vis avec les migraines depuis maintenant 28 ans, alors pour moi aimovig est essentiel pour une continuité en santé.

    • Avatar Anonyme dit :

      Bonjour Martine,
      une brève réponse à votre message. L’accès aux anticorps CGRP est un enjeu majeur pour les personnes migraineuses. Migraine Québec et Migraine Canada travaillent sur ce sujet. Ce n’est pas simple car il s’agit d’influence les systèmes publics d’assurance. Plus d’informations viendront. Veuillez noter que je ne fais pas partie du conseil de Migraine Québec, mais je dirige Migraine Canada et nous sommes alignés pour travailler là dessus, donc je voulais au moins vous envoyer ce mot. Votre témoignage pourrait être utile, dans le futur nous ferons sans doute appel à des personnes comme vous pour que la société et les décideurs puissent comprendre l’impact de ces médications sur les gens. Meilleurs souhaits de santé, Dr Elizabeth Leroux, présidente, Migraine Canada

  4. Avatar Anonyme dit :

    J’ai fait le choix de ne pas aller sur le marché du travail car de 6 migraines par mois dans la vingtaine je suis passé à plus d’une douzaine au fil des années. Ma famille pouvait vivre du seul salaire de mon conjoint et le Québec a dû se passer d’une infirmière hautement qualifiée (maîtrise) car impossible pour moi de vivre le stress d’un travail et un horaire de travail rigide avec mon état migraineux. Ma vie n’a pas été plus facile des 5-7 jours consécutifs de migraines où même rester à la maison et prendre soins des 4 enfants était une épreuve… Aucun des médicaments existant avant Aimovig ne fonctionnait. Plus de 12 migraines par mois tenait compte du fait que je prenais et prends toujours 2 prophylaxie (Topamax et Élavil) Est-ce si difficile à comprendre que la vie mérite d’être vécue… On devrait pas mettre tous les migraineux dans le même plat. S’il y a 10% de migraineux, certains auront une vie presque normale mais les autres devraient avoir droit à une vie…
    Lucie

    • Avatar Anonyme dit :

      Bonjour Lucie,
      une brève réponse à votre message. L’accès aux anticorps CGRP est un enjeu majeur pour les personnes migraineuses. Migraine Québec et Migraine Canada travaillent sur ce sujet. Ce n’est pas simple car il s’agit d’influence les systèmes publics d’assurance. Plus d’informations viendront. Veuillez noter que je ne fais pas partie du conseil de Migraine Québec, mais je dirige Migraine Canada et nous sommes alignés pour travailler là dessus, donc je voulais au moins vous envoyer ce mot. Votre témoignage pourrait être utile, dans le futur nous ferons sans doute appel à des personnes comme vous pour que la société et les décideurs puissent comprendre l’impact de ces médications sur les gens. Meilleurs souhaits de santé, Dr Elizabeth Leroux, présidente, Migraine Canada

  5. Avatar Jeanne tremblay dit :

    Bonjour,
    J’ai dû prendre ma retraite car je faisais 12 à 14 migraines par mois. Je prenais tous les jours,non sans inquiétudes, célébrex, topamax et amitriptyline.
    Depuis la mi-novembre j’ai accès à 1-aimovig 140 mg/mois Ma vie a changé! J’ai réussi (très lentement) avec l’avis de mon médecin à éliminer la prise de célébrex puis du topamax et maintenant de l’amitriptyline. Je fais toujours 3à4 migraines par mois contrôlables avec du MAXALT. Je suis une personne différente et joyeuse. Je n’imagine plus de plans pour m’enlever la vie parce que je n’avais plus envie de vivre avec cette douleur qui vous dévore!
    Merci à tous ces chercheurs!
    Si demain vous croisez dans la rue, une femme qui vous fait un beau sourire, dites-vous que c’est peut-être moi qui, au mois d’octobre dernier ,pleurait encore!
    Jeanne

  6. Avatar Sara dit :

    Bonjour!
    Je suis covid-19 positive avec des symptomes légers. Demain je dois recevoir mon injection de Aimovig. Est ce qu’il y a une contre indication à le recevoir? Merci

    • Louise Houle, Directrice Louise Houle, Directrice dit :

      Désolée du délai de réponse. Il faudrait en discuter avec votre médecin ou pharmacien, ou appeler le programme GO pour poser votre question.

  7. Avatar caroline beland dit :

    Bonjour ! Je souffre de migraines pour de 15 jours par mois et ce depuis plusieurs années. En 2019, j’ai enfin vue la lumière au bout du tunnel grâce à Aimovig, et ce n’est que 9 mois après le début d’une nouvelle vie que le programme Novartis arrête de payer mon traitement. Je sais donc que dans 3 mois, je recommencerai à vivre l’enfer. C’est triste parce que en ce moment, je pense que j’aurais préféré ne jamais connaitre la vie avec Aimovig car il sera encore plus frustrant de savoir que quelque chose est à ma portée pour m’aider, mais que je ne suis pas suffisamment fortunée pour me l’offrir. Je me sens désemparée et je perd espoir.

    • Louise Houle, Directrice Louise Houle, Directrice dit :

      On comprend bien votre détresse. Pour l’instant, vous avez deux options.
      1) Votre médecin peut faire une demande de « patient d’exception » à la RAMQ pour avoir accès à Aimovig.

      2) Ou, vous pouvez essayer le 2e anti-CGRP qui est arrivé sur le marché – Emgality. Pour l’instant, ils ont un programme de compassion pour des gens ayant 8 jours de migraines par mois. Mais on ne sait pas pour combien de temps le programme va être offert. Voici les infos pour votre médecin:

      Pour inscrire un patient, un médecin traitant doit remplir un formulaire d’inscription et le soumettre au LillyPlus™ Migraine Patient Support Program (PSP) par télécopie au 1-844-684-6152 ou par courriel à [email protected].

      Espérant que ces informations vous seront utiles.
      Bonne chance dans vos démarches.

  8. Avatar Roxanne Williams dit :

    Bonjour,

    Pour la première fois de ma vie, je suis en mesure d’avoir une qualité de vie grâce à ce médicament.
    Je peux me lever le matin. Je peux me lever et aller travailler. Je peux passer des nuits de sommeil complètes. Je n’ai pas a endurer une panoplie d’effets secondaires. Je peux maintenir une vie familiale et sociale. Je peux garder les esprits clairs et non embrouillés par des médicaments qui ne font même pas effets.
    Je ne peux cependant pas me permettre plus de 1 000$ par mois de frais. J’ai tout essayé, fais tous les scans et les tests il n’y a rien d’autre qui fonctionne.
    Je sais que la plupart des gens ne comprennent pas l’enfer qu’est de vivre avec des migraines tous les jours de sa vie. Lorsque j’ai débuté ce traitement, mon médecin m’a rassuré en me disant que lorsque la compagnie pharmaceutique cesserait d’offrir gratuitement le traitement, ce serait car les assureurs couvriraient le traitement. Je ne peux pas me résoudre à me retrouver au point de départ….

    Roxanne

    • Louise Houle, Directrice Louise Houle, Directrice dit :

      On comprend bien votre détresse. Pour l’instant, vous avez deux options.
      1) Votre médecin peut faire une demande de « patient d’exception » à la RAMQ pour avoir accès à Aimovig.

      2) Ou, vous pouvez essayer le 2e anti-CGRP qui est arrivé sur le marché – Emgality. Pour l’instant, ils ont un programme de compassion pour des gens ayant 8 jours de migraines par mois. Mais on ne sait pas pour combien de temps le programme va être offert. Voici les infos pour votre médecin:

      Pour inscrire un patient, un médecin traitant doit remplir un formulaire d’inscription et le soumettre au LillyPlus™ Migraine Patient Support Program (PSP) par télécopie au 1-844-684-6152 ou par courriel à [email protected].

      Espérant que ces informations vous seront utiles.
      Bonne chance dans vos démarches.

    • Avatar Nathalie Cyr dit :

      Je vous comprend Roxanne ,je suis dans la même situation!

  9. Avatar Caroline Proulx dit :

    Bonjour,
    Je vis l’angoisse de devoir arrêter Aimovig dans 2 mois car mon assurance privée ne veut pas rembourser ce médicament miracle. J’ai fait une demande d’exemption, supporté par mon neurologue, refus catégorique. Je suis découragée, je vis avec la migraine depuis mon enfance. C’est la première fois qu’un médicament fait une différence dans ma vie de migraineuse. J’appréhende énormément le retour à ma vie d’avant Aimovig.
    Je compatis avec tout celles et ceux qui vivront, eux aussi, cet abandon de traitement.
    Caroline.

  10. Avatar Louise dit :

    Pour moi ce médicament est un « must »..maintenant je peux planifier la journée et non aller me recoucher. ..ou etre sans motivation car trop de douleur malheureusement il me reste que la dose du mois prochain et c est tout..je ne sais pas ce qui va m arriver ensuite c est trop cher évidemment 708$ par mois.. depuis l âge de 16 ans que je vivais avec ces migraines qui n ont fait qu augmenter et à 56 ans vous pouvez me croire ce médicament à changer ma vie..là je stresse juste à l idée que cette délivrance sera finie..comment se passera le sevrage et que deviendrais-je sans ce médicament..? Je ne suis pas trop optimiste surtout qu en étant sur une invalidité longue durée ..au moins ce médicament m apportait un peu de répis ..

  11. Avatar Nathalie cyr dit :

    Moi je prends Aimovig depuis le 4 novembre 2020,
    Il me reste une dose pour le 4 juin 2020 après je n’ai plus de doses jusqu’à ce que
    Le gouvernement étudie mon cas pour médicament d’exception,
    C’est la 1ere fois que je ressens des effets bénéfique avec ces injections!
    suis migraineuse depuis près de 20 ans,
    Ayant même fais un acv migraineux en 2006 , puis déjà eue une migraine de plus de 11 jours d’affilé,
    Je prenais 5x 25 mg par jours de topiramate comme prévention depuis 2006 à part du almotriptant
    2 à 3 fois par mois . Puis Zoomig depuis près de 2 ans passé et c’est Aimovig qui m’es le plus bénéfique depuis novembre 2020!
    Je prie tout les soirs pour être acceptée car prends aussi du prégablin 200mg par jours pour douleur chronique
    Alors mes doigts sont croisés, je n’ai pas d’assurance à part gouvernemental!

  12. Avatar Johanne dit :

    Avant l’aimovig, je recevais des injections de Botox, en plus d’utiliser plus de $12,000/année d’antimigraineux et d’antidouleurs payés par la RAMQ. L’Aimovig m’a permis de cesser le Botox et a réduit mes migraines de 15 jours/mois à 4 à 5/mois, et celles-ci sont moins intenses et requièrent moins de médicaments coûteux. J’aimerais un jour retourner sur le marché du travail et contribuer à la société. Quand on analyse les bénéfices d’un médicament, c’est tout ça qui devrait être calculé. Dans mon cas, ce médicament sauve beaucoup d’argent à l’état, évidemment sans compter comment cela a amélioré ma qualité de vie.

  13. Avatar Lyne Gagnon dit :

    Bonjour
    J’ai 61 ans et avant Aimovig je faisais au minimum 15 migraines par mois. Avec Aimovig je suis passée de 15 à 7 par mois et elles étaient moins fortes. Le programme GO a cessé depuis 2 mois et depuis je fais des migraines chaque jour. Je viens de passer des vacances mais je n’ai pas pu vraiment en profiter et je suis tellement découragée que je voudrais mourir plutôt que de continuer à souffrir comme ça. Je ne peux plus travailler alors mon seul espoir c’est que la RAMQ accepte de payer pour le médicament. Est-ce-que le Botox est payé parla RAMQ et est ce que cela serait efficace?
    Merci

  14. Avatar France Desgagne dit :

    Mes migraines durent depuis 24 ans, des migraines 30 jours sur 30 au moins depuis 5ans , environ 12 à 15 médicaments essayés, premier soulagement ++++++ avec aimovig, faudrait considérer notre santé et les coûts de tous les traitements, dernière injection puis on fait quoi, besoin de vivre !!!

  15. Avatar Caro dit :

    Pour moi, Ça fait 28 ans! Il faut le vivre jour après jour pour comprendre ce que ça implique! Chaque journée passée à hurler silencieusement sa douleur, a se vomir les tripes tellement ça fait mal! Chaque jour ou vivre deviens un combat, chaque jour ou il faut se raccrocher désespérément aux moindres parcelles de bonheur et où il faut se rappeler qu’autour de soi quelqu’un a besoin de sa maman pour ne pas sombrer!
    Vous, qui avez le pouvoir de changer les choses, ce n’est pas juste un banal traitement que vous offrirez, mais une clef de salut a bon nombre d’entre nous!

  16. Avatar Melissa dit :

    Depuis que le programme d’essais est terminé le cauchemar est recommencé. Je suis avec la ramq donc impossible d’avoir le traitement.
    En plus des céphalées de Horton, je dois endurer les migraines entre 3 et 5 fois par semaine.
    J’espère que le gouvernement va lister l’erenubab bientôt et pouvoir avoir un minimum de qualité de vie.

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